L’Université de Djibouti

N.B: Avant de commencer la lecture de cet article, sachez que cet article n’a pas pour but de critiquer l’Université de Djibouti. Au contraire, le sujet que j’ai traité dans cet article à été proposé à des étudiants de l’Université de Djibouti par un de leurs professeurs en cette année 2012/2013. J’ai donc traité le sujet à la suite de la demande d’une étudiante. L’intitulé exact du sujet était:
" A quels problèmes sont généralement confrontés les étudiants de l’Université de Djibouti dans la poursuite de leurs études?
– au niveau des infrastructures (matériels, amphithéâtres, bibliothèque…);
– en ce qui concerne les débouchés."

Attention: il faut savoir que l’article qui suit ne représente que mon propre point de vue ou avis sur le sujet et j’assume entièrement ce que je dit car cela résulte de mon propre vécu et mon expérience personnelle en tant qu’ancien étudiant de l’Université de Djibouti. Toutefois, vos avis peuvent être différents des miens, je vous invite à la citation de Jean de la Fontaine: Autant de têtes, autant d’avis.

A présent, je vous laisse lire l’article:

Poursuivre ses études supérieures à l’Université de Djibouti est le rêve de la majorité des jeunes Djiboutiens. L’étudiant qui poursuit ses études à l’Université de Djibouti représente la fierté de ses parents mais aussi de toute sa famille et son entourage (voisins, connaissances, …).
L’Université de Djibouti s’est portée garante pour fournir aux étudiants tous les éléments qui leur permettent de bénéficier d’une formation de qualité: des salles, deux bibliothèques, le réseau wifi, etc.
Cependant, durant leur parcours universitaire, les étudiants Djiboutiens ne « nagent » pas toujours dans le bonheur. En effet, certains problèmes leur empêchent de vivre à 100 % leur vie estudiantine.

1. Les infrastructures:
Au niveau des infrastructures, le premier problème auquel les étudiants sont confrontés est l’inexistence totale d’amphithéâtres au sein de l’Université de Djibouti. Malheureusement, la seule université de la République de Djibouti est dépourvue de ces grandes salles qui peuvent accueillir 200, 300 ou même jusqu’à 400 étudiants. Triste réalité pour ces étudiants qui, une fois arrivés à l’université, rencontrent les mêmes salles du lycée mais un peu plus grandes. Ainsi, en première année, c’est chaque jour un vrai parcours du combattant pour les étudiants. Ils doivent se lever tôt le matin et être devant la salle de cours sinon il n’y aura aucune place de libre. Ceux qui, par malheur viennent en retard, sont condamnés à suivre le cours debout ou récupérer une chaise et s’installer au fond de la salle sans table.
Un deuxième problème concerne les bibliothèques de l’Université de Djibouti. En effet, malgré l’existence de deux bibliothèques universitaires (une sur le site principal de l’université et une dans le site de Barkat Siraj), le nombre de places disponibles pour les étudiants reste toujours insuffisant durant les périodes de fortes influences (approche des examens, etc.). Cette insuffisance de places représente un réel et grand handicap pour les étudiants désireux de réviser leurs cours dans les bibliothèques de l’Université de Djibouti. En effet, c’est comme si le scénario selon lequel le nombre d’étudiants à l’Université de Djibouti augmenterait au fil des années n’a pas été imaginé au moment de la création de la bibliothèque de l’Université.
Ensuite, la plupart des ouvrages des bibliothèques de l’Université ne correspondent pas aux besoins des étudiants (ouvrages très anciens, …), ne sont pas suffisants pour répondre aux besoins des étudiants ou encore le fait d’emprunter les ouvrages qui relève de l’impossible pour certains étudiants ( qui considèrent trop chères la garantie de 5 000 francs que l’étudiant doit déposer pour pouvoir emprunter les livres durant l’année scolaire).
L’Université de Djibouti est aussi marquée par un manque ou une insuffisance d’espaces ou de matériels essentiels pour les études. Nous pouvons citer l’exemple des vidéoprojecteurs qui sont insuffisants ou encore l’inexistence d’une salle audiovisuelle au sein de l’Université.
L’Université de Djibouti ne dispose pas aussi d’une maison des Étudiants (MDE) dans laquelle les étudiants peuvent vivre en communauté. Cette maison des Étudiants pourrait être un lieu pratique qui regroupe tous les points importants de la vie des étudiants, en matière d’échanges, de rencontres, d’animations, de spectacles, d’associations.
Enfin, il nous est impossible d’énumérer la totalité des problèmes liés aux infrastructures que rencontrent les étudiants de l’Université de Djibouti. A présent, nous allons nous intéresser aux problèmes liés aux débouchés.

2. La question des débouchés:
Les problèmes liés aux débouchés que nous allons détailler ci-dessous concernent ou peuvent concerner plusieurs universités dans le monde. Cependant, pour rester dans les limites de notre sujet, nous allons nous intéresser uniquement au cas de l’Université de Djibouti.
Les années passent, l’effectif des étudiants à l’Université de Djibouti augmente considérablement d’année en année et l’Université de Djibouti s’agrandit (notamment grâce à la création de nouvelles filières conçues essentiellement en tenant compte de la diversité des choix des étudiants en leur proposant ainsi un nombre important de filières).
Il faut souligner aussi que le nombre d’étudiants diplômés de l’Université de Djibouti augmente année après année. Les étudiants nouvellement diplômés se retrouvent donc sur le marché du travail à la recherche d’un travail, d’un boulot ou d’un job. C’est à partir de là que se pose sérieusement la question des débouchés après trois années ou plus d’étude à l’Université de Djibouti. Les questions que peuvent se poser les étudiants, une fois qu’ils sont diplômés, sont les suivantes: est-il possible de trouver, dans la République de Djibouti, un travail en rapport avec mon diplôme et ma formation universitaire? Où puis-je trouver ce travail? A qui s’adresser?
A côté de ces questions, la réalité du terrain est autre. Même si nous ne disposons pas de chiffres exacts qui permettent de valider nos estimations, nous nous sommes référé au vécu et, suite à une observation minutieuse de plusieurs anciens étudiants de l’Université de Djibouti, voici les conclusions que nous en avons tiré.
Tout d’abord, en questionnant certains anciens élèves de l’Université de Djibouti et en observant aussi, nous avons constaté que le nombre de débouchés possible pour toutes les filières a baissé ces dernières années. En effet, le seul débouché sûr, après avoir préparé une Licence, est et reste le professorat. Après la mise en place, par l’État djiboutien, d’un concours permettant le recrutement de professeurs de l’enseignement moyen et du secondaire, la majorité des jeunes diplômés se présentent à ce concours pour plusieurs raisons: pour certains, ce concours représente la seule et unique opportunité pour avoir un travail, pour d’autres, la minorité, être un professeur est avant tout un rêve d’enfance et une ambition qu’il faut réaliser en réussissant le concours.
Ces dernières années, certaines filières sont sans débouchés (depuis 5 générations de diplômés pour la plupart d’entre-elles). Malgré cette réalité, ces filières restent ouvertes et les étudiants qui y sortent, à la fin de leur Licence, sont déçus et considèrent les trois années d’études qu’ils ont effectué comme une perte de temps.
Pour conclure, cet article aurait dû être plus exact si nous nous étions basé sur des chiffres exacts. Toutefois, nous avons décidé d’utiliser la démarche inductive basée sur l’observation et les entretiens avec certains anciens étudiants pour arriver à ce résultat. Enfin, nous avons décidé de refermer ce sujet par une citation de Jean de la Fontaine qui disait: «autant de têtes, autant d’avis».

Information pour les terminales et la Seconde 1

Tout d’abord bonne année 2013 mes très chers élèves. Je vous souhaite à toutes et tous que cette année soit une année de santé, de bonheur et surtout de réussite dans vos études mais aussi dans votre vie incha Allah!
Pour cette nouvelle année, comme cadeau, je vous ai mis les progressions de l’année en cours (cliquez sur les liens en-dessous!).

Progression terminales L, ES 4 et ES 5 Lycée de Dikhil

Progression pour la Seconde 1, Lycée de Dikhil

A mes élèves de Seconde 1, Terminales L, ES4 et ES5

Les bonnes nouvelles arrivent toujours au moment ou on s’y attend le moins.
La première bonne nouvelle est l’ouverture du nouveau Lycée de Dikhil.
Cette ouverture est signe de nouveau départ, de nouvelles résolutions et même de "nouveaux tableaux" et nouvelles salles de cours.

Dans cette semaine, j’ai décidé de mettre en place des places fixes pour chaque classe. Je vais aussi vous rendre vos devoirs.

Enfin, on va rattraper les heures que nous avons perdu durant mon absence la semaine dernière.

Info: Classes de Terminales L, ES 4 et ES 5

Le premier devoir commun d’histoire-géographie est fixé pour le lundi 19 novembre 2012 de 15h30 à 17h30. Il durera donc 2h et se déroulera dans les salles du collège de Dikhil.

P.s: Je viens d’apprendre que le nouveau lycée ne sera pas ouvert dans les semaines à venir!!!
Moussa Djama Ali

Terminales: Résumé du Chap. 1 d’histoire: «De la société industrielle à la société de communication»

1. Croissance et «crise» de l’économie mondiale:
De 1945 à 1973, l’économie mondiale connaît une croissance exceptionnellement rapide et longue. C’est l’apogée de la société industrielle issue du XIXe siècle. L’État-providence (système qui donne un rôle social important à l’État. Il garantit une protection contre la maladie, le chômage et la vieillesse) se préoccupe de la juste répartition des fruits de cette croissance. La société de consommation, caractérisée par l’abondance matérielle et la culture de masse, devient le modèle dominant.
La crise de 1973 marque l’entrée de l’économie mondiale dans une période de croissance moins forte. Le chômage massif et l’accentuation de la concurrence mondiale montrent les limites de l’État-providence, sans remettre en cause la société de consommation. Cette période instable voit le passage à un nouveau système technique, celui de la troisième révolution industrielle.

2. Société de communication et mondialisation:
En effet, les Technologies de l’information et de la communication (TIC) connaissent un développement fulgurant à partir des années 1970. Le micro-ordinateur, Internet et le téléphone portable permettent la circulation instantanée des informations. L’humanité entre dans la société de communication (ou de l’information).
Les TIC contribuent aussi à accélérer l’internationalisation des économies, amorcée par le GATT en 1947 au nom du libre-échange. À partir des années 1980, on peut parler de mondialisation, tant les échanges économiques ont aboli les frontières nationales. La mondialisation diffuse dans le monde entier le modèle de la société de consommation et une culture de masse souvent d’origine américaine.
Ces évolutions rapprochent les hommes et font espérer l’émergence d’un «village planétaire». Mais les inégalités sont loin d’avoir disparu. Les TIC accentuent les différences entre le Nord et le Sud, en créant une «fracture numérique». La puissance des industries américaines peut faire redouter que la mondialisation ne porte atteinte à la diversité culturelle dans le monde.

Terminales: Résumé du Chap. 1 de Géo. : "Mondialisation et interdépendances"

I / Des flux de plus en plus importants :

Flux migratoires :
Depuis 1950, la mobilité des hommes augmente considérablement, en effet : 120 à 130 millions de travailleurs et environ 50 millions de réfugiés s’installent aux États Unis, en Union Européenne et dans les pays pétroliers, ils sont principalement originaires des « Suds ».
Les touristes, originaires des pays riches, sont nombreux : 700 millions.
Les zones touristiques sont principalement : le bassin méditerranéen, les endroits paradisiaques (Antilles …) et les pays au patrimoine culturel riche (Mexique …)

Flux de marchandises :
Grâce au progrès dans le domaine des transports (navires, conteneurs etc …) et, à la réduction des droits douaniers, les échanges mondiaux de marchandises ne cesse de croître notamment grâce au GATT (Général Agreement on Tarifs and Trade : accords d’après guerre visant la réduction des droits douaniers, qui passe de 45% à 5%! et à la mise en place du libre échange), puis en 1995, à l’OMC (organisation mondiale du commerce).
La majeure partie du trafic portant sur les produits manufacturés (75% de la valeur des échanges mondiaux) se fait par voie maritime, essentiellement entre les pôles de la Triade.

Flux financiers :
Les flux financiers sont de plus en plus importants à l’instar des autres flux.
Ces flux concernent les investissements des multinationales, les placements des banques et assurances et les fonds de pension américains.
Les flux d’informations, quant à eux, ont une part importante dans le fonctionnement de ces flux financiers, les États Unis maîtrisant parfaitement les outils de communication, dominent donc naturellement.

II / La Triade, 3 grands centres d’impulsion
La Triade est formée de 3 grands pôles : les États Unis (dominant), l’Europe occidentale et le Japon.
La Triade rassemble 15% de la population mondiale et réalise 70% du commerce mondial, 80% des investissements mondiaux.
A elle seule, la Triade concentre 50% de la richesse mondiale.
Cette puissance lui permet d’agir sur l’économie mondiale : capacité de production, puissance politique, militaire, financière).
3 Grandes villes de cette Triade, New York, Londres et Tokyo, concentrent l’essentiel des activités : bourses financières et commerciales, centres de décisions, sièges des multinationales, organismes internationaux, grandes universités, centres de recherche … etc

III / Mondialisation
On la définit par le processus d’intégration d’un monde économique et culturel qui s’unifie et à l’intérieur duquel, les échanges (flux vus au début) sont de plus en plus importants.
La mondialisation consiste en une ouverture sur le monde des sociétés, des états, des produits et des idées extérieures (cf. le modèle idéologique américain, exportant et répandant son modèle de vie des ménages de classe moyenne.
La mondialisation « dope » le commerce mondial.
Ainsi, elle favorise la mobilité des personnes, des capitaux, des informations et donc des idées à travers le monde.
On peut constater en conséquence de la mondialisation, une certaine uniformisation des modes de vies, de consommations.
Cette mondialisation renforce le pouvoir des grands pôles à l’échelle mondiale et dominent ainsi le monde.